Robert Jenkyn dans PR in Canada- Prédictions pour 2022

C’est le moment où vous devez planifier vos budgets pour l’année suivante, mais où devez-vous vous concentrer ? Quel type de média ? Quelle plateforme donnera aux marques le meilleur rendement ? Notre propre PDG, Robert Jenkyn, a parlé à PR in Canada de l’évolution du paysage médiatique et de ses prédictions pour 2022.

Comment la pandémie a-t-elle changé la consommation des médias? Si oui, s’agit-il d’un changement permanent?

Avec la COVID-19, nous étions tous confinés chez nous, soit de manière proactive, soit par décret.  L’augmentation du temps passé à la maison a augmenté le besoin de divertissement, ce qui s’est traduit par une réduction des investissements dans la télévision diffusée au profit de la télévision par câble et des services de diffusion en continu, ce qui a permis au contenu vidéo et audio numérique d’atteindre de nouveaux sommets en 2020.

D’autre part, comme le nombre de personnes se déplaçant entre la maison et leur lieu de travail a diminué, les investissements dans les affichages extérieurs et la radio ont été réduits de manière drastique.

Le nombre croissant de sujets sensibles partagés sur les médias sociaux a également redéfini l’approche médiatique en 2020. Les dépenses dans les médias sociaux ont légèrement diminué par rapport à l’an dernier, car les mesures de sécurité des marques ont été renforcées.

Cela constitue un changement permanent. Étant donné que les individus ne réduiront pas leur consommation accrue de médias numériques, nous assistons au retour progressif de certains canaux traditionnels.  Cela représente une occasion pour les annonceurs d’utiliser la radio, les documents imprimés et l’affichage extérieur de manière créative et stratégique pour se démarquer.

Sources : eMarketer, Coronavirus Impact: Change in Total Media Ad Spending in Canada, by Media, July 2020-Sep 2020 (en anglais seulement)

Les appareils mobiles ont été le premier canal vers lequel les consommateurs se sont tournés pour obtenir du contenu. Cela va-t-il changer en 2022? Si oui, quel sera le prochain canal vers lequel les consommateurs se tourneront?

Le téléphone intelligent a atteint un taux de pénétration de 93 % sur le marché canadien au premier semestre 2020.  À moins de fournir aux nouveau-nés leur propre appareil mobile, la croissance en termes de taux de pénétration est sur le point d’atteindre un plateau.  Cela dit, nous avons également constaté une croissance en termes de minutes passées à l’écran des appareils mobiles. Donc, jusqu’à ce que nous atteignions la barre des 24 heures, il est encore possible d’accorder plus d’attention à ces appareils mobiles. De plus, les gens cherchent du contenu. L’appareil mobile devient rapidement le centre de nos vies, tant pour l’information que pour le divertissement.  Alors que Quibi a raté la cible et fermé sa plateforme au bout de six mois, TikTok s’est très vite imposée et a incité des sociétés comme YouTube à s’intéresser à ses « Shorts » (vidéos de courte durée).  Aujourd’hui, la plupart des appareils mobiles peuvent être le système de divertissement d’un véhicule, l’appareil de diffusion en continu par excellence, voire même se connecter à un autre écran ou à un haut-parleur. Jusqu’à ce que nous disposions d’une meilleure technologie portative ou implantée, l’appareil mobile demeurera la solution de choix.

Le magasinage social : sommes-nous déjà rendus à ce niveau?

Bien qu’il dépende toujours des sites Web des annonceurs et des partenaires de commerce électronique tiers, le magasinage social est plus avancé aujourd’hui qu’il ne l’a jamais été. Grâce aux flux de produits, les annonceurs peuvent créer des expériences d’achat dynamiques basées sur des données liées aux produits en temps réel. Des plateformes sociales comme Instagram, Pinterest et Snapchat ont mis en place des formats d’achat immersifs, en utilisant des publicités de collection et des carrousels pour créer des expériences semblables à celles d’une vitrine ou d’un catalogue. Dans certains cas, elles ont même utilisé des solutions de réalité augmentée pour permettre aux utilisateurs d’essayer des produits en utilisant uniquement la caméra de leur téléphone. Les plateformes de médias sociaux ont également la capacité de personnaliser votre expérience d’achat, en adaptant les produits que vous voyez en fonction de ceux que vous avez explorés ou pour lesquels vous avez déjà manifesté de l’intérêt. Même TikTok procède à la mise en place d’expériences d’achat sur sa plateforme et Instagram, soit la première plateforme à mettre en place l’achat intégral dans l’application (d’autres suivront probablement), est un autre exemple démontrant que l’expansion du magasinage social est inévitable.

Il n’y a aucun doute que Facebook (désormais Meta) a fait les manchettes au cours de la dernière année – qu’en pensez-vous? Facebook possède 4 des 10 applications les plus populaires de l’App Store. Qu’est-ce que cela signifie pour la planification média, aujourd’hui et à l’avenir? La perception des planificateurs de Meta sera-t-elle différente en 2022?

La place de Facebook en tant que plus grande plateforme de médias sociaux n’est pas garantie.  Remettons cela dans son contexte : ses résultats financiers ne souffrent pas malgré la mauvaise presse passée et récente. Elle présente toujours le plus grand nombre d’utilisateurs canadiens que toute autre plateforme de médias sociaux. Alors, pourquoi l’avenir de Facebook n’est-il pas garanti?  Facebook est en train de perdre la confiance de ses utilisateurs, y compris les Canadiens, et elle doit gagner la confiance de la prochaine génération. De plus, leur changement de marque à « Meta » a été considéré par beaucoup comme un aveu que l’avenir de la société ne réside peut-être pas dans sa plus grande propriété, Facebook. Ils doivent répondre à de vraies questions sur la façon dont leur algorithme peut contribuer à répandre la négativité dans le monde entier et Meta semble être une diversion au mieux, étant donné le moment choisi.

Nos planificateurs médias diversifient les dépenses en médias sociaux depuis un certain temps.  La position de tête de Facebook s’érode et continuera à décliner. Cela reflète l’ordre naturel du cycle de vie des médias sociaux.

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